Juliana Amato Lumumba accepte sa candidature : 'Je viens construire, pas promettre'
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Dans une atmosphère chargée de symboles, la candidate a marqué le début officiel de sa campagne par un discours placé sous le signe de la transformation, du rassemblement et du renouvellement de l’espace francophone. Devant un parterre composé de représentants du gouvernement congolais, de diplomates, d’acteurs de la société civile et de personnalités du monde culturel, Juliana Amato Lumumba a présenté sa vision d’une Francophonie davantage tournée vers l’action, l’innovation et les réalités des populations.
Dans une allocution de quarante minutes au cours de laquelle elle a détaillé les neuf axes de son programme, elle a insisté sur la nécessité de repositionner l’OIF comme un espace d’influence capable d’accompagner les mutations du monde contemporain en alternant entre transition numérique, éducation, développement économique, promotion de la culture, mobilité des jeunes et consolidation de la paix.
« Je ne viens pas pour représenter un pays, je viens pour représenter un projet », a-t-elle déclaré sous les applaudissements de l’assistance. Une formule qui a résumé l’orientation centrale de son intervention : inscrire sa candidature au-delà d’une logique nationale pour porter une ambition collective au service des 321 millions de locuteurs francophones répartis à travers le monde.
Dans son discours, Juliana Amato Lumumba a également insisté sur la nécessité de dépasser une Francophonie perçue comme essentiellement institutionnelle pour construire une organisation plus proche des citoyens. Selon elle, l’avenir de l’espace francophone repose sur sa capacité à créer des opportunités concrètes pour les jeunes, à soutenir les créateurs, à renforcer les échanges entre territoires et à faire du français un outil d’accès au savoir, à l’innovation et au développement.
« Je viens construire, pas promettre », a-t-elle martelé, donnant le ton d’une candidature qu’elle souhaite fondée sur l’expérience, le dialogue et la mise en œuvre de solutions durables.
Le choix de Kinshasa pour cette annonce revêt également une portée symbolique. Première capitale francophone d’Afrique subsaharienne par son nombre de locuteurs français, la République démocratique du Congo occupe une place particulière dans l’histoire et l’évolution de la Francophonie. La candidature de Juliana Amato Lumumba ambitionne ainsi de porter une voix africaine dans une organisation appelée à répondre aux nouveaux défis géopolitiques, économiques et culturels.
À quelques mois du Sommet de Phnom Penh, cette entrée officielle dans la course ouvre une nouvelle séquence diplomatique où les États membres de l’OIF seront appelés à examiner les différentes visions proposées pour l’avenir de l’organisation. Pour ses soutiens, cette candidature représente une opportunité de promouvoir une Francophonie plus inclusive, innovante et orientée vers les résultats.