Dakar : Construire une Francophonie portée par l'Afrique et sa jeunesse
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Parmi les étapes majeures de ma campagne pour le Secrétariat général de l'Organisation internationale de la Francophonie, l'audience que m'a accordée Son Excellence Monsieur le Président Bassirou Diomaye Faye à Dakar occupe une place particulière.
Le Sénégal est depuis plusieurs décennies l'une des voix les plus écoutées de la Francophonie. Son engagement constant en faveur du dialogue, de l'éducation et du multilatéralisme en fait un partenaire incontournable dans la réflexion sur l'avenir de notre espace francophone.
Cette rencontre s'inscrivait dans la démarche entreprise par la République démocratique du Congo pour présenter aux États membres la vision que je porte pour une Francophonie plus utile, proche des citoyens et davantage tournée vers les grands défis de notre époque.
Au-delà de la sollicitation du soutien du Sénégal à la candidature de la RDC, nos échanges ont surtout permis d'aborder une question essentielle : comment faire de la Francophonie un véritable moteur de développement pour ses États et leurs populations ?
Ma conviction est claire : notre organisation dispose aujourd'hui d'atouts considérables. Avec plus de trois cents millions de locuteurs répartis sur les cinq continents et une démographie portée principalement par l'Afrique, la Francophonie doit désormais franchir une nouvelle étape de son histoire. Elle ne peut plus être uniquement un espace de coopération culturelle ou linguistique. Elle doit devenir un levier de prospérité, d'innovation et d'influence.
C'est dans cet esprit que j'ai présenté les grandes orientations de mon projet, articulé autour de neuf priorités destinées à construire une Francophonie du renouveau. Cette vision accorde une place centrale à la jeunesse, à l'entrepreneuriat, au numérique, à l'économie de la connaissance, à la mobilité des talents ainsi qu'au renforcement des solidarités entre les États membres.
L'Afrique représente aujourd'hui le cœur démographique de la Francophonie. Dans les prochaines décennies, une très grande majorité des francophones vivront sur le continent. Cette réalité impose une responsabilité nouvelle : faire en sorte que cette dynamique démographique devienne également une dynamique économique, scientifique et culturelle.
À Dakar, j'ai retrouvé cette même ambition : celle d'une Afrique qui souhaite participer pleinement à la transformation des institutions internationales et contribuer à bâtir un multilatéralisme plus équilibré, fondé sur le dialogue entre les peuples et la coopération entre les États.
Je poursuis cette tournée avec la conviction que notre communauté francophone possède toutes les ressources humaines, culturelles et économiques nécessaires pour devenir un acteur majeur des transformations contemporaines.
Ensemble, nous pouvons construire une Francophonie qui accompagne les aspirations de sa jeunesse, valorise ses talents et transforme notre langue commune en un véritable moteur d'innovation, de solidarité et de développement.