Déplacement28 avril 2026 · Beyrouth · Temps de lecture : 4 min

Conférence à l'Université Saint-Joseph de Beyrouth

Devant 400 étudiants de l'USJ, Juliana Amato Lumumba a développé sa vision d'une Francophonie « comme pont entre l'Afrique et le monde arabe », première étape de sa tournée moyen-orientale.

مؤتمر في جامعة القديس يوسف ببيروت
Conférence à l'amphithéâtre Pierre Y. Abou Khater de l'USJ, Beyrouth, 28 avril 2026.

C'est devant un amphithéâtre comble que Juliana Amato Lumumba a prononcé ce lundi 28 avril sa conférence inaugurale de la chaire Francophonie de l'Université Saint-Joseph de Beyrouth. Quatre cents étudiants libanais, mais aussi des invités venus de Syrie, de Jordanie et de Palestine, pour écouter une intervention de quatre-vingt-dix minutes suivie d'une session de questions-réponses particulièrement nourrie.

Le thème de la conférence — « La Francophonie comme pont entre l'Afrique et le monde arabe » — n'avait pas été choisi au hasard. Le Liban est l'un des rares pays où les trois langues officielles de la Francophonie (français, arabe et anglais) coexistent dans une articulation quotidienne. Un terrain particulièrement fertile pour porter une vision plurilinguistique de l'espace francophone.

La candidate a longuement insisté sur la valeur stratégique du projet d'Initiative des langues sœurs pour le monde arabe : « Si nous voulons que la Francophonie ait un sens au Caire, à Tunis ou à Beyrouth, nous devons cesser de la présenter comme un espace purement francophone. La Francophonie sera plurilingue ou elle ne sera pas. »

La conférence a été suivie d'une rencontre avec le Recteur de l'USJ et plusieurs membres du Gouvernement libanais. Une étape importante de la tournée moyen-orientale de la candidate, qui se poursuivra par Amman début mai et Le Caire à la fin du mois.

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